Les Éléphants maracaniers ont remporté, à domicile, la première édition de la Coupe du monde de Maracana, en s’imposant face au Bénin lors d’une finale maîtrisée. Une consécration qui marque l’histoire de ce sport en pleine expansion.
Une finale maîtrisée de bout en bout
Dimanche 6 octobre, Abidjan a été le théâtre d’un moment historique pour le Maracana ivoirien. Dans un stade bouillonnant de supporters, les Éléphants ont dominé les Guépards béninois, s’imposant 3-0 en finale de la première Coupe du monde de Maracana. C’est Serge Gnan, défenseur ivoirien, qui a scellé la victoire à deux minutes de la fin, transformant un pénalty décisif et envoyant la Côte d’Ivoire au sommet du monde.
Le match a rapidement tourné à l’avantage des Ivoiriens. Dès la quatrième minute, William Kablan Assandi, prodige de 20 ans et élu meilleur joueur du tournoi, ouvre le score. Peu après, Losséni Koné enfonce le clou, portant le score à 2-0. Face à une équipe béninoise repliée en défense, les Éléphants ont su exploiter les failles avec un jeu fluide et offensif, contrôlant la rencontre de bout en bout.
La stratégie payante des Éléphants
Mory Diarassouba, attaquant ivoirien, a résumé l’euphorie collective : « C’est fabuleux ! Gagner la première Coupe du monde de Maracana chez nous, après la CAN, c’est incroyable. » Il a ajouté : « On savait que les Béninois allaient jouer en défense et attendre des contre-attaques. Mais le coach nous avait demandé de garder la possession et d’attaquer dans leur dos. C’est ce qu’on a fait. »
La stratégie mise en place par le coach Sylvain Yobo a payé. Aux commandes de la sélection depuis quinze ans, Yobo est un artisan incontournable des succès ivoiriens en Maracana. Sous sa direction, l’équipe a remporté neuf des dix éditions de la Mara’CAN, et ce sacre mondial est la cerise sur le gâteau. « Être champion du monde, c’est exceptionnel. Nous avons conquis l’Afrique, il était temps de viser plus haut. Je suis fier de mes joueurs », a-t-il confié avec émotion.
L’avenir doré du Maracana ivoirien
Avec ce premier sacre mondial, la Côte d’Ivoire empoche 80 000 dollars, en plus des médailles d’or et du trophée. Le Bénin, finaliste malheureux, repart avec 40 000 dollars et les médailles d’argent, tandis que le Togo, troisième, touche 17 000 dollars et les médailles de bronze.
Mais cette victoire n’est qu’une étape pour les maracaniers ivoiriens. Les prochaines échéances se profilent déjà, avec la Mara’CAN prévue en Guinée-Bissau en 2025 et une nouvelle Coupe du monde en 2026 au Cameroun. Sylvain Yobo et ses hommes ne comptent pas s’arrêter là. « On va continuer à travailler dur pour rester au sommet. La compétition ne fait que commencer », a affirmé le coach.
Une discipline en plein essor
Le Maracana, sport dérivé du football, gagne en popularité à travers le monde. Cette première édition de la Coupe du monde, organisée à Abidjan, témoigne de l’ampleur croissante de cette discipline. L’Ivoirien William Kablan Assandi, désigné meilleur joueur du tournoi, incarne cette nouvelle génération talentueuse qui porte haut les couleurs du Maracana africain.
Avec cette victoire, la Côte d’Ivoire confirme sa domination dans le Maracana et s’inscrit comme une nation phare de ce sport. Les supporters, tout comme les joueurs, sont déjà tournés vers l’avenir, avec l’espoir de consolider cette hégémonie sur la scène internationale.
La Côte d’Ivoire vient de vivre une nouvelle page de son histoire sportive, avec cette victoire éclatante qui résonnera longtemps dans le cœur des Ivoiriens.