À la veille de la présentation du budget, les divergences entre le camp présidentiel et les Républicains s’intensifient, fragilisant une alliance cruciale. Les déclarations de Gabriel Attal mettent en lumière un fossé grandissant, menaçant la stabilité gouvernementale.
À la veille de la présentation tant attendue du budget, les tensions montent d’un cran au sein de l’alliance entre le camp présidentiel et les Républicains. Gabriel Attal, ancien Premier ministre et figure influente de la droite, a pris la parole le 9 octobre pour critiquer ouvertement les orientations budgétaires envisagées par Matignon. Il a déclaré lors d’une conférence de presse :
Le budget en préparation est loin d’être à la hauteur des réformes nécessaires et mise trop sur des hausses d’impôts, ce qui risque d’asphyxier la classe moyenne et de fragiliser nos industries...
Cette prise de position souligne les fractures profondes au sein de l’alliance, à un moment où la majorité gouvernementale aurait besoin d’une cohésion sans faille. Les Républicains, partenaires clés du camp présidentiel, manifestent de plus en plus de désaccords sur les questions économiques, remettant en question les compromis passés.
Un partenariat en péril ?
Depuis plusieurs jours, l’unité de cette coalition semble sérieusement ébranlée. Un épisode révélateur a eu lieu lors de l’attribution de la présidence de la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale. La France Insoumise a réussi à ravir ce poste stratégique, malgré un accord signé cet été entre les Républicains et la majorité présidentielle. Michel Barnier, visiblement préoccupé, a évoqué un manque de solidarité au sein de l’alliance, une absence de cohésion qui pourrait se révéler fatale pour le gouvernement.
De son côté, Gabriel Attal ne mâche pas ses mots et parle même d’un “projet désastreux” porté par la droite, en référence à certaines des mesures budgétaires proposées. Le budget, qui sera présenté le 10 octobre, prévoit des coupes budgétaires de l’ordre de 40 milliards d’euros ainsi qu’une hausse de 20 milliards d’euros d’impôts, des mesures qui divisent profondément les alliés.
À mesure que l’échéance se rapproche, l’avenir de cette collaboration politique semble de plus en plus incertain, laissant présager des débats houleux et un climat politique tendu pour les semaines à venir.